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En juillet 2018, je recevais une demande d’échange de maisons pour l’été 2019 de la part d’Américains vivant dans la banlieue de Phoenix en Arizona. Rêvant d’un jour parcourir les grands espaces du Sud-Ouest américain parcourus à cheval dans les westerns par l’ami John Wayne, je saute sur l’occasion, la bicoque étant en sus magnifique.

En ce qui concerne les échanges de maisons, il est bien plus facile d’échanger outre-Atlantique qu’avec certains pays méditerranéens (Italie, Grèce ou autre). En effet, habitués aux grands espaces ou à parcourir de longues distances pour voyager, et rêvant de leur côté de parcourir l’Europe d’où nombreux de leurs ancêtres ont émigré, certains Américains cherchent à séjourner en plein cœur de l’Europe de l’Ouest, entre autres dans notre petite Belgique, à partir de laquelle ils peuvent facilement rayonner un peu partout à distance raisonnable. Bruxelles, Bruges, Luxembourg, Amsterdam, Paris, Strasbourg, Cologne etc… se trouvent dans un rayon de 300 km du plat pays, qui n’est d’ailleurs point plat dans nos Ardennes.

Retour au voyage qui se profile… Ni une ni deux, vroum, vroum ! Achat des billets d’avion en octobre, formalités administratives pour les passeports et visas, je fonce et organise notre premier voyage chez l’oncle Sam, avec décollage depuis Paris puis atterrissage et échange de voitures (une belle économie additionnelle) à Los Angeles.

Après réflexion et souhaitant voir du paysage lors de notre voyage, j’opte finalement pour un road trip de deux semaines dans les parcs nationaux de l’Ouest, autour du Grand Canyon. L’échange de maisons ne se prêtant guère aux road trips, nous terminerons nos vacances par une troisième semaine de farniente dans la belle villa de nos échangeurs, près de Phoenix.

Après une première expérience en famille et en road trip de deux semaines en Norvège en 2015, je me dis que ce voyage nous servira aussi de « proof of concept » et nous permettra de voir comment nos enfants supportent un grand road trip avec ses déplacements fatigants, et ainsi de nous faire une meilleure idée sur la façon dont nous souhaitons voyager, nous déplacer et nous loger lors de notre futur tour du monde en 2020. Bien qu’ayant décidé au préalable de voyager plutôt baba cool en famille mais pas trop quand même (minimum deux nuits dans chaque endroit visité), je confirme qu’il ne sert à rien de courir lors d’un road trip afin d’absolument tout découvrir. Après retour d’expérience, ce voyage n’a fait que confirmer ce que nous pensions déjà afin d’organiser notre prochain tour du globe, à savoir que des périodes de pause et de calme sont bien nécessaires au cours d’un long périple (pour les parents comme les enfants), raison pour laquelle nous opterons pour un mix entre des échanges de maisons d’une semaine dans certains pays, et un mode de visite plus nomade dans d’autres.

Les étapes de notre road trip américain sont dans l’ordre : Los Angeles, Route 66, Grand Canyon, Page (Horseshoe Bend, Antelope Canyon, Lac Powell), Monument Valley, Moab (Arches National Park et Island in the Sky), Bryce Canyon, Zion et enfin Las Vegas avant notre échange à puis retour à Los Angeles.

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Nous rallions les 300 km nous séparant de Paris la veille du décollage et passons une nuit à l’hôtel à l’aéroport, afin d’être cool et sans stress le jour du départ.

Attente à Paris Charles de Gaulle et vol vers Los Angeles 
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Faut que je trouve du réseau pour savoir où est garée la caisse !

Nous arrivons à Los Angeles après pratiquement 12h de vol. Les formalités de vérification de passeport, bien qu’électroniques (comble du comble) sont pénibles et prennent pratiquement deux heures. Etat de fatigue garanti, mais bambins super courageux ! Il ne reste plus qu’à récupérer la voiture de nos échangeurs qui viennent de décoller dans le sens inverse. Ils devaient m’envoyer un message indiquant l’emplacement de parking de leur voiture pendant que nous étions en train de roupiller en l’air mais surprise, aucun de nos deux portables ne captent ni le WIFI de l’aéroport ni aucun réseau cellulaire (merci aux smartphones asiatiques). Tout le monde est crevé, je suis un peu sous stress car il faut encore ensuite parcourir Los Angeles jusqu’à Venice dans un gros 4x4 automatique que je n’ai pas l’habitude de piloter. Faut que je trouve du réseau pour savoir où est garée la caisse BDC (bordel de cul) !

Explications et demande d’accès à un PC à l’accueil de l’aéroport : refus number one ! Idem dans deux bars : refus number 2 and 3 ! Demande à une (apparemment) charmante demoiselle de pouvoir utiliser son smartphone : refus number 4, je dois avoir l’air d’un terroriste trentenaire avec ma barbe de 10 jours et mon anglais milieu de gamme ! Premiers contacts et accueil déplorable à Los Angeles, bien que toutes les têtes amerloques rencontrées par la suite lors de notre séjour s’avérèrent très sympathiques et accueillantes.

Finalement, je me rabats sur la seule arnaque disponible : un achat d’une carte SIM locale à 100$, qui ne fonctionne pas sur mon portable et à peine sur celui de Fricadelle ! Je me connecte, et après une dizaine de minutes de tatillonnage tactile, je reçois enfin ce p… de message de m… à 100$ m’indiquant la place de parking du 4x4 !

Hum, les vacances commencent bien ! Mais ce sera heureusement une de nos seules mésaventures. Après renseignements, certains téléphones européens ou asiatiques, ainsi que certaines cartes SIM, ne fonctionnent pas aux USA. Vive la technologie !

Ayant reconnecté tous mes neurones trois jours après, je me rends compte que j’aurais pu essayer de me connecter sur la toile avec le WIFI du PC portable. Essai fructueux au retour : 100$ dans la poubelle, Cervelas gros blaireau…

Conclusion : toujours rester lucide et calme, réfléchir à toutes les options, malgré la fatigue et le décalage horaire.

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Vous verrez toutes sortes d'individus à Venice, enrichissant ! Cet endroit m’a littéralement scotché.

La cité des Anges étant gigantesque (en résumé un carré de 60 km de côté), difficile de se savoir où crécher pour n’y rester que trois petits jours ! J’opte finalement pour deux nuits entre Venice et Santa Monica, le long de la plage pacifique et je dois dire qu’après coup, je ne regrette pas mon choix pour un dollar. Quels quartiers éclectiques et multiculturels que ces deux-ci ! Des riches dans des bagnoles tunées pires que dans Transformers, des clodos dormant sur la plage et dans les rues, des coups de feu la nuit, des hispanos, des blancs, des blacks, des asiatiques, des tatoués de partout, du street art et des graffitis, des sportifs en tout genre à Muscle Beach (skate, yoga, basket, volley, tennis, foot, vélo, musculation). Vous verrez toutes sortes d'individus à Venice, enrichissant ! Idéal pour passer son temps à observer les gens, cet endroit m’a littéralement scotché.

J’y ai pris du plaisir à m’adonner à des petits essais photographiques de reportage de rue, que je n’ai quasiment jamais pratiqués.

La plage à Venice et Santa Monica

La plage à Venice Beach et Santa Monica 

Les sans-abris

Les sans-abris à Venice Beach 

Les sportifs

Les sportifs à Muscle Beach 

Le street art et les graffitis

Le street art à Venice Beach 
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Nous avons parcouru à peine 3 kilomètres en un matinée, mes 4 petites femmes étant vidées et d’une motivation débordant à peine 0,8 km/h de vitesse moyenne...

C'est parti pour 700 bornes (ou 415 miles) dans la joie et la bonne chaleur, majoritairement sur la célèbre Route 66 reliant Chicago à Santa Monica, jusqu’à Williams, première étape de notre petite échappée à l’entrée du Grand Canyon. Nous parcourons de premières étendues immenses le long du désert des Mojaves et apercevons comme dans les vieux westerns des trains de marchandises de 948 mètres de long.

Trains sans fin, camions démesurés et ultra-rapides, vieilles boîtes aux lettres... Vive le Far West ! 

Mon but dans cet article n’étant pas d’être un guide touristique à chacune de nos étapes, ni de décrire tout ce que nous avons apprécié ou pas, je préfère, un peu par fainéantise, laisser parler quelques photos, mais surtout car d’autres sites spécialisés et bien meilleurs que celui-ci vous expliqueront en détails tout ce qu’il y a à faire ou voir dans ces endroits fabuleux. Inutile de refaire ce qui existe déjà, mais si jamais vous souhaitez des bons plans ou infos sur nos logements/restos/activités, n’hésitez pas à m’envoyer un message.

Juste une petite anecdote donc, à propos nos deux journées au Grand Canyon. J’avais prévu de parcourir environ 10 kilomètres à pied lors de notre première matinée dans le parc. Raisonnable quoi, en 4-5 heures… Nous en avons parcouru à peine 3, mes 4 petites femmes étant vidées et d’une motivation débordant à peine 0,8 km/h de vitesse moyenne, bien que le thermomètre ne soit qu’à 25°. Humeur du jour, bonjour ! Malgré cela, nous avons bien vu ensuite tout ce qu'il faut voir, avec en guise de petit extra, un survol en hélico pour papa afin de le récompenser de sa patience.

Le grand Canyon vu du haut 
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Direction Page pour deux nuits. Les paysages le long du Colorado sont splendides en quittant le Grand Canyon. A Page, entrée du territoire Navajo, plein de choses à faire, toutes proches l’une de l’autre

Horseshoed Bend

Coucher de soleil à Horseshoed Bend (sabot de cheval), rendez-vous des photographes, bourré de monde et grandiose, mais après coup, à visiter de jour plutôt qu’au coucher de soleil. J'ai donc piqué la dernière photo sur le Web car si c'était à refaire, je serais plutôt venu la journée pour immortaliser cet endroit.

Horseshoe Bend 

Lower Antelope Canyon

Visite avec guide navajo du Lower Antelope Canyon, juste à côté de son jumeau Upper, à parcourir de préférence en début/milieu de matinée pour ses splendides couleurs. A ne manquer sous aucun prétexte !

Lower Antelope Canyon et toute sa gamme de couleurs 

Lac Powell

La location d'un bateau à moteur afin de naviguer 2-3 heures sur le lac Powell étant hors de prix (tout coûte une blinde hallucinante aux USA), repos et nage au bord du plus grand lac artificiel des USA, sous 40 degrés.

Lac Powell 
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Monument Valley reste mon petit coup de cœur de ce voyage.

Tous les parcs nationaux sont superbes, mais Monument Valley, à la frontière entre Arizona et Utah, reste mon petit coup de cœur de ce voyage. Un collègue m’avait conseillé de dormir au cœur du parc, dans un des chalets du seul hôtel présent « The View », et il ne s’est pas trompé. Nous n’y sommes restés qu’une nuit, car d’une part c’est un extra à 250€ le roupillon sans petit déjeuner, mais d’autre part c’est suffisant pour parcourir le parc, que ce soit à pied ou en voiture le long du beau circuit d’une vingtaine de bornes. Je retiendrai le lever et le coucher de soleil observés depuis le chalet (j’y suis resté des heures sur la terrasse) et un petit footing matinal au milieu des buttes (formations rocheuses plus hautes que larges), des mesas (plus larges que hautes) et des serpents invisibles.

Monument Valley, le coup de coeur 
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Je dézingue mon appareil photo sur la première arche en glissant comme un bedeau sur une roche !

Moab, en plein territoire mormon en Utah, cité des vététistes, première ville digne de ce nom, les autres bleds parcourus jusqu’alors étant paumés tellement les étendues de l’Ouest sont immenses.

Balade dans le petit centre de Moab et deux journées de promenade dans les parcs nationaux d’Arches et Island in the Sky, dans lesquels je dézingue mon appareil photo sur la première arche en glissant comme un bedeau sur une roche. J’enrage ! Accroc à mon hybride Olympus, je vais devoir attendre notre arrivée à Las Vegas dans 500 bornes pour en dénicher un neuf, pas moyen de trouver plus près après recherche sur le Web :-/ Les photos sur ces parcs et ceux de Bryce Canyon et Zion n’ont donc pas été prises par bibi mais détournées sur le web en dépit du précieux copyright. Shame on me !

Arches National Park et Island in the Sky 

Arches est superbe, Island in the Sky un peu moins. Bien que les espaces y soient majestueux, l’organisation dans les parcs nationaux est irréprochable. Ceux-ci sont faciles d’accès, adaptés aux bambins comme au troisième âge, avec possibilité d’en parcourir certains en voiture ou avec un système de navettes au top. Niveau randonnées, il n’y a étonnamment pas toujours énormément de choix, en moyenne entre 5 et 10 dans chaque parc pour 3 à 10 kilomètres à marcher suivant les niveaux. Les balades hors sentiers sont interdites dans tous les parcs.

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Nos deux jours dans l’amphithéâtre de Bryce Canyon, plus en altitude, avec ses fameux hoodoos, constituent le petit coup de cœur de mes gonzesses. Parc splendide et coucher de soleil magistral assuré !

Bryce Canyon, ses hoodoos et ses superbes balades 
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Nous ne passerons qu’une bonne demi-journée dans le parc national de Zion et ses belles montagnes, territoire des alpinistes et sportifs amateurs de randonnées extrêmes. Chaud ! Direction St. George le soir pour une étape dans un hôtel à moins de 200 kilomètres de Las Vegas.

Zion National Park 
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Imaginez nos gueules si nous avions réellement vécu le tant redouté Big One et n’avions plus vu la tour du pote Donald en sortant du Mirage…

Fin de notre road trip avec deux nuits à Las Vegas, bouillante (au niveau température) le jour mais chaude (pas qu’au niveau température) et magnifique de couleurs la nuit. Je n’ose d’ailleurs pas imaginer ce que coûte Sin City en air conditionné…

Contrairement à partout ailleurs, l’offre étant immense, le rapport qualité/prix des hôtels reste exceptionnel à Las Vegas. Nous avons eu la chance de passer notre première nuit au « Venetian », un méga-giga hôtel-casino représentant Venise avec des vrais canaux, de vraies gondoles et tout et tout... Le must !

Arpenter le célèbre Strip m’a à nouveau donné l’occasion de réaliser quelques petites séries de reportage de rue.

Les hôtels-casinos gigantesques et démentiels le long du Strip

Le Strip et tous ses hôtels-casinos : Caesars Palace, Venetian, Encore, Trump Hôtel...

Les vices du jeu et du sexe omniprésents à Sin City

Olé olé ! 

L’ambiance le long du Strip un soir d’Independence Day

Lumières magiques mais feu d'artifice à 3 francs 6 sous ! 

Je passerai ma deuxième soirée en compagnie de Brochette et Mitraillette au « Mirage », dans lequel a lieu chaque soir le magique « Love » du Cirque du Soleil, spectacle à ne rater sous aucun prétexte, pendant que Fricadelle restera à la tour Trump (rassurez-vous, je ne suis pas fan du tout du Donald, mais l’hôtel avait un rapport qualité/prix imbattable) en compagnie de notre petite Boulette. Pendant le spectacle, bourré de sons et lumières, la salle tremble légèrement dans tous les sens pendant une trentaine de secondes. La machinerie de la salle étant au top technologiquement, je me demande si ce tremblement fait partie ou non du show. J’observe la dame à mes côtés, zéro émotion, elle ne laisse rien transparaître.

Love : superbe spectacle à choisir parmi ceux proposés à Vegas

Sur le chemin du retour après le spectacle, j’aperçois la tour Trump, une des plus hautes et des moins larges (un immense cure-dent en somme) de la ville, qui me sert de repère pour nous guider.

J’apprendrai en revenant que j’aurais peut-être pu ne plus l’apercevoir du tout en quittant le Mirage : il s’agissait en fait d’un tremblement de terre à 150 km de Las Vegas, à tout de même 7,4 sur l’échelle du copain Richter. Fricadelle et Boulette, dormant au 50ème des 52 étages de la tour, ont eu la peur bleue de leur vie, croyant que la tour allait se crasher d’un instant à l’autre, car au 50ème étage, la tour avait fortement ode gauche à droite, les effets d’un tremblement de terre étant démultipliés en hauteur dans une tour par rapport au sol.

Même si les gros buildings érigés au-dessus de la faille de San Andreas sont conçus pour résister aux tremblements de terre, imaginez nos gueules si nous avions réellement vécu le tant redouté Big One et n’avions plus vu la tour du pote Donald en sortant du Mirage…

Fin des chamailleries dans les ascenseurs

Fin de notre road trip et également fin des chamailleries gentilles entre nos trois filles, même si notre Boulette s’est une fois roulée à terre en pleurs. En effet, leurs petites disputes pendant ces deux semaines ont majoritairement tourné autour des boutons d’ascenseurs dans les hôtels. Un grand souvenir ancré dans notre mémoire tellement ce fut à la fois parfois pénible mais aussi tellement rigolo !

« Non, c’est moi qui appuie ! »

« Ah non, c’est à mon tour, c’est toi qui as déjà appuyé pour descendre ! »

« Oui, mais t’avais fait un pet de la mort qui tue dans l’ascenseur, alors j’ai le droit d’appuyer deux fois d’affilée ! »

Et nanani, et nanana…

Sacrés ascenseurs ! 

Seule solution trouvée avec trois mômes : la première appuie pour appeler l’ascenseur, la deuxième actionne son index dedans, et la troisième ouvre la porte de la chambre grâce au badge magnétique dédié ! Hourra, t’es un génie Cervelas ! Malheureusement, cette solution s’avère foireuse dès que l’envie de tricher traverse la cervelle d’une de mes trois chéries, ce qui arrive régulièrement, volontairement ou pas.

La prochaine fois, je les obligerai à emprunter les escaliers et à monter jusqu’au 50ème étage de la tour de Trump. La douce odeur de l'effort et de la sueur les calmera, mais elles risquent bien de beugler encore plus sec...

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Il n'y a rien à voir à Phoenix et il y fait mourant en été.

Nous quittons Las Vegas et le Nevada pour engloutir les 600 kilomètres nous séparant de Gilbert, en banlieue de Phoenix et située en plein désert en Arizona.

Nous nous y reposons une semaine dans une superbe maison en plein cœur d’un quartier privé et sécurisé, constitué d’immenses baraques de plein pied avec piscine, point d’eau obligatoire tellement il y fait chaud, entre 40° et 48° en été. Au programme : farniente, jeux, détente, home cinéma, console d’arcade et piscine après nos deux semaines de road trip.

Repos près de Phoenix : piano, jeux, dessin, bricolage, piscine, console d'arcade, home cinéma et chasse aux scorpions 

Nous quittons seulement la maison pour dire bonsoir à nos potes scorpions ou aller au club privé du quartier (piscine, golf, tennis, salle de sport…), système répandu aux Etats-Unis dans ces quartiers bourgeois et pour lesquels les résidents paient une cotisation annuelle bien grasse pour y accéder.

Nous visitons aussi vite fait Phoenix pendant deux heures seulement, tellement il y fait intenable à cause de la température mais aussi car il n’y a vraiment rien à y voir, et allons également randonner en fin de journée au milieu des cactus et du très beau désert de Saguaro.

Désert de Saguaro au coucher de soleil (sinon tu meurs...)
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Même leurs gants de toilette sont quatre fois plus grands que chez nous !

Je clôturerai cet article en abordant cet aspect marquant de gigantisme typiquement américain.

En dehors des étendues, les Américains voient tout en grand, frôlant l’exagération :

  • Des maisons immenses de plein pied de 400m2 avec des pièces gigantesques, des hauteurs sous plafond démentielles, des plans de travail de 10 m2 en cuisine etc…
  • Des véhicules hors normes : 4x4 et pickups immenses, camping-cars ressemblant à des minibus où la voiture est remorquée par le camping-car lui-même et non l’inverse (même pire parfois avec une place de parking à l’intérieur du camping-car), camions énormes et hyper puissants roulant plus vite que les voitures, autoroutes à 6 bandes avec bande de covoiturage à gauche (génial), et j'en passe...
  • Même leurs gants de toilette sont quatre fois plus grands que chez nous !

Par contre, étonnamment et contrairement au stéréotype véhiculé de l’Américain bien gras, point trop de gigantisme observé au niveau de l’obésité : pas plus de gros balourds aperçus dans le Sud-Ouest qu’en Europe. A cause de la chaleur ?

En dehors de cet aspect de gigantisme, les Américains rencontrés nous ont été très cordiaux, respectueux des lois et des limitations de vitesse, même si nous avons tout de même aperçu le long de la route et à quelques reprises le véhicule à l’arrêt de de Jon et Ponch, clignotant rouge et bleu, et verbalisant certains fautifs.

Ah oui ! Afin de terminer en poésie, une découverte vitale concernant les chiottes ! Ils ont une ardeur d'avance sur les Ardennais (seuls ceux-ci comprendront) concernant la conception des toilettes. Deux petites choses infimes mais qui font la différence et constituent une vraie révolution :

  • Le dessus de toutes les cuvettes des States est plat et rectiligne. Aucun dessus arrondi comme rencontré quasiment partout en Europe, et donc de nombreux avantages : pouvoir poser son portable, son stylo, ses lunettes ou toute autre chose sans aucun risque de le casser ou de le faire tomber dans le pot, contrairement au risque potentiel rencontré sur un dessus arrondi européen ou lorsqu'on tient tout ça en bouche en urinant ! Car tout être masculin normalement constitué a bien souvent besoin de ses deux paluches pour lever la planche, sortir son zob puis le tenir sans pisser sur la planche ! Donc ici, aux USA, la probabilité de devoir aller rechercher avec ses mains quelque chose au fond des chiottes est bien plus faible, voire nulle !
  • Le niveau de l'eau dans le pot est bien plus élevé que chez nous : finie la crotte bien dure qui tombe de haut dans l'eau à plusieurs dizaines de centimètres d'altitude, rendant par conséquent impossible le petit geyser de flotte qui vous remonte parfois par malchance en plein dans l'anus. Ici, ça n'arrive jamais ! C'est con, mais c'est mieux !

Remerciez-moi d'avoir tiré la chasse avant de prendre ces illustrations !

Toilette supersonique 

Révolutionnaire, non ? Comment n'y a-t-on pas pensé plus tôt !?

Blogueusement vôtre,

Cervelas